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 la lecture; c'est la culture

         
hidayete


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: 17/01/2008

: la lecture; c'est la culture    17, 2008 11:17 pm

;Bonsoir

Je suis nouvelle sur ce forum car j'aimerais bien vous faire partager mes connaissances, et pour commencer je voudrais faire connaitre un genre spcial de narration connu par sa forme minimise du conte; c'est la nouvelle

Etymologie : " noveler " raconter
La nouvelle est relativement brve. Ellerelate une tranche de vie; un moment particulier, une atmosphre, cest avant tout un rcit concentr ex : une crise, une courte aventure). Laccent est mis plus sur la manire de raconter que sur lhistoire en elle-mme. La chute, leffet quelle doit produire sur le lecteur commande cette manire de raconter : il sagit de prparer larrive de cette chute

Et l'un des magicin et spcialiste de ce domaine est Edgard Poe. Et fur et mesure je vous prsenterais quelques unes de ces nouvelles...et voici la premire sous le titre: le masque de la mort rouge


LE MASQUE DE LA MORT ROUGE


par Edgar Allan PoeTraduction de Charles BAUDELAIRE

La Mort Rouge avait pendant longtemps dpeupl la contre. Jamais peste ne fut si fatale, si horrible. Son avatar, c'tait le sang, la rougeur et la hideur du sang. C'taient des douleurs aigus, un vertige soudain, et puis un suintement abondant par les pores, et la dissolution de l'tre. Des taches pourpres sur le corps, et spcialement sur le visage de la victime, la mettaient au ban de l'humanit, et lui fermaient tout secours et toute sympathie. L'invasion, le rsultat de la maladie, tout cela tait l'affaire d'une demi-heure.
Mais le prince Prospero tait heureux, et intrpide, et sagace. Quand ses domaines furent moiti dpeupls, il convoqua un millier d'amis vigoureux et allgres de coeur, choisis parmi les chevaliers et les dames de sa cour, et se fit avec eux une retraite profonde dans une de ses abbayes fortifies. C'tait un vaste et magnifique btiment, une cration du prince, d'un got excentrique et cependant grandiose. Un mur pais et haut lui faisait une ceinture. Ce mur avait des portes de fer. Les courtisans, une fois entrs, se servirent de fourneaux et de solides marteaux pour souder les verrous. Ils rsolurent de se barricader contre les impulsions soudaines du dsespoir extrieur et de fermer toute issue aux frnsies du dedans. L'abbaye fut largement approvisionne. Grce ces prcautions, les courtisans pouvaient jeter le dfi la contagion. Le monde extrieur s'arrangerait comme il pourrait. En attendant, c'tait folie de s'affliger ou de penser. Le prince avait pourvu tous le moyens de plaisir. Il y avait des bouffons, il y avait des improvisateurs, des danseurs, des musiciens, il y avait le beau sous toutes ses formes, il y avait le vin. En dedans, il y avait toutes ces belles choses et la scurit. Au-dehors, la Mort Rouge.
Ce fut vers la fin du cinquime ou sixime mois de sa retraite, et pendant que le flau svissait au-dehors avec le plus de rage, que le prince Prospero gratifia ses mille amis d'un bal masqu de la plus insolite magnificence.
Tableau voluptueux que cette mascarade! Mais d'abord laissez-moi vous dcrire les salles o elle eut lieu. Il y en avait sept, une enfilade impriale. Dans beaucoup de palais, ces sries de salons forment de longues perspectives en ligne droite, quand les battants des portes sont rabattus sur les murs de chaque ct, de sorte que le regard s'enfonce jusqu'au bout sans obstacle. Ici, le cas tait fort diffrent, comme on pouvait s'y attendre de la part du duc et de son got trs vif pour le bizarre. Les salles taient si irrgulirement disposes que l'oeil n'en pouvait gure embrasser plus d'une la fois. Au bout d'un espace de vingt trente yards il y avait un brusque dtour, et chaque coude un nouvel aspect. A droite et gauche, au milieu de chaque mur, une haute et troite fentre gothique donnait sur un corridor ferm qui suivait les sinuosits de l'appartement. Chaque fentre tait faite de verres colors en harmonie avec le ton dominant dans les dcorations de la salle sur laquelle elle s'ouvrait. Celle qui occupait l'extrmit orientale, par exemple, tait tendue de bleu, et les fentres taient d'un bleu profond. La seconde pice tait orne et tendue de pourpre, et les carreaux taient pourpres. La troisime, entirement verte, et vertes les fentres. La quatrime, dcore d'orange, tait claire par une fentre orange, la cinquime, blanche, la sixime, violette.
La septime salle tait rigoureusement ensevelie de tentures de velours noir qui revtaient tout le plafond et les murs, et retombaient en lourdes nappes sur un tapis de mme toffe et de mme couleur. Mais, dans cette chambre seulement, la couleur des fentres ne correspondait pas la dcoration. Les carreaux taient carlates, d'une couleur intense de sang.
Or, dans aucune des sept salles, travers les ornements d'or parpills profusion et l ou suspendus aux lambris, on ne voyait de lampe ni de candlabre. Ni lampes, ni bougies; aucune lumire de cette sorte dans cette longue suite de pices. Mais, dans les corridors qui leur servaient de ceinture, juste en face de chaque fentre, se dressait un norme trpied, avec un brasier clatant, qui projetait ses rayons travers les carreaux de couleur et illuminait la salle d'une manire blouissante. Ainsi se produisait une multitude d'aspects chatoyants et fantastiques. Mais dans la chambre de l'ouest, la chambre noire, la lumire du brasier qui ruisselait sur les tentures noires travers les carreaux sanglants tait pouvantablement sinistre, et donnait aux physionomies des imprudents qui y entraient un aspect tellement trange, que bien peu de danseurs se sentaient le courage de mettre les pieds dans son enceinte magique.
C'tait aussi dans cette salle que s'levait, contre le mur de l'ouest, une gigantesque horloge d'bne. Son pendule se balanait avec un tic-tac sourd, lourd, monotone; et quand l'aiguille des minutes avait fait le circuit du cadran et que l'heure allait sonner, il s'levait des poumons d'airain de la machine un son clair, clatant, profond et excessivement musical, mais d'une note si particulire et d'une nergie telle, que d'heure en heure, les musiciens de l'orchestre taient contraints d'interrompre un instant leurs accords pour couter la musique de l'heure; les valseurs alors cessaient forcment leurs volutions; un trouble momentan courait dans toute la joyeuse compagnie; et, tat que vibrait le carillon, on remarquait que les plus fous devenaient ples, et que les plus gs et les plus rassis passaient leurs mains sur leurs fronts, comme dans une mditation ou une rverie dlirante. Mais quand l'cho s'tait tout fait vanoui, une lgre hilarit circulait, par toute l'assemble; les musiciens s'entre-regardaient et souriaient de leurs nerfs et de leur folie, et se juraient tout bas, les uns aux autres, que la prochaine sonnerie ne produirait pas en eux la mme motion; et puis, aprs la fuite des soixante minutes qui comprennent les trois mille six cents secondes de l'heure disparue, arrivait une nouvelle sonnerie de la fatale horloge, et c'taient le mme trouble, le mme frisson, les mmes rveries.
Mais en dpit de tout cela, c'tait une joyeuse et magnifique orgie. Le got du duc tait tout particulier. Il avait un oeil sr l'endroit des couleurs et des effets. Il mprisait le dcorum de la mode. Ses plans taient tmraires et sauvages et ses conceptions brillaient d'une splendeur barbare. Il y a des gens qui l'auraient jug fou. Ses courtisans sentaient bien qu'il ne l'tait pas. Mais il fallait l'entendre, le voir, le toucher, pour tre sr qu'il ne l'tait pas

bounce Je souhaite qu'il vous plaise...dtendez-vous

Amicalement

Hidayete Majda
    
sara


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: 14/01/2008

: : la lecture; c'est la culture    18, 2008 1:13 pm

Embarassed cheers je vous remercie Sur le thme,Wonderful

[img:343e]http://[img]http://www.up1up2.com/gallery_files/imx74982.gif[/img:343e][/img]flower
    



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: 04/09/2007

:     18, 2008 4:39 pm

    
    http://kabati.77forum.com
hidayete


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: 17/01/2008

: : la lecture; c'est la culture    19, 2008 2:32 pm

De rien, ce n'est pas beaucoup
J'espere qu'il vous a plu

Avec mon respect
    
hidayete


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: 17/01/2008

: : la lecture; c'est la culture    27, 2008 6:33 pm

Voici une deuxieme nouvelle comme prvu
profitez-en bien


Respectueusement

Hidayete Majda



Sujet: LE CORBEAU
http://www.up.00op.com/download.php?id=MMTAKF59DP
    
hidayete


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: 17/01/2008

: : la lecture; c'est la culture    30, 2008 6:41 pm

Bonsoir

Je pense que a ne vous interese pastrop quand meme je vous en ajoute un autre titr SILENCE

http://www.up.00op.com/download.php?id=5LIV9WOYOB

Prenez du plaisir

H.M
    
 
la lecture; c'est la culture
          
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